• L'ART EST UN BEAU PAYS...

    ... tout dépend ensuite des âmes qui l'habitent...

        L'ART EST UN BEAU PAYS...

     

     Nature morte au petit pot hongrois - peinture acrylique - jf Monnet - avril 2013

      

        L'art est un beau pays, pays d'aventures subconscientes... 

       En rangeant des oeuvres picturales de ces deux dernières années, j'ai été surpris de ce que certaines comportaient de densité tragique ; par exemple cette nature morte au petit pot hongrois que je n'ai pu m'empêcher de rebaptiser '' les pensées endeuillées d'un petit pot hongrois '' et dont un proche m'avait dit (parole qui, au moment où elle me fut adressée , m'interrogea) : ''à côté, on dirait des fleurs comme sur une pierre tombale''. Cette oeuvre avait été composée et réalisée dehors, les objets ayant été disposés sur un tissu rouge placé sur une table de jardin et sur les marches montant vers une tonnelle.

       Les circonstances ont fait que, quelques heures seulement après cette ''revisite'' de mes oeuvres, j'ai saisi au passage un émission de radio qui parlait des chansons que l'on composa pendant la guerre de 14-18 pour rendre moins douloureux le ''deuil de masse'' que subît la société française (cette notion de ''deuil de masse'' était le sujet de l'émission).                                                     Le commentateur eu cette comparaison (je cite de mémoire, à une approximation près) ''imaginez qu'au bureau, dans l'année, dix de vos collègues vous annoncent avoir perdu leur fils''...

       Oui, un siècle après nous portons encore en nous ce traumatisme, si spécifiquement européen, qui bouleversa les destinées des deux générations qui précédèrent la mienne.                                      Pour ma part, j'appartiens à celle pour laquelle on tenta d'oublier : d'oublier les privations de la seconde guerre mondiale, les années de camp, d'internement, les morts, les déportations. On reconstruisit sur des ruines peut-être plus encore morales que physiques, avec le bonheur promis du confort toujours amélioré et du progrès technologique.

       Il n'empêche, le petit pot hongrois se souvient.                                                                     On peint avec son subconscient - Peut-être même faudrait-il dire : on DOIT peindre avec son subconscient... C'est peut-être ça la vraie nouveauté de la modernité en art !


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