• SAINT BERNARD CONTRE LE TSAR CYNIQUE

     Faut-il récolter des médailles sanguinolentes sous un soleil trompeur ? ...   (Un moment d'indignation encolérée et vengeresse)

      

    Ce midi, après avoir entendu les informations et les souffrances endurées par le peuple ukrainien sur lequel un pouvoir sans scrupule -qui tient à rester toutefois dans les clous des conventions diplomatiques, qui est soucieux d'un pseudo-légalisme- a fait tirer des mercenaires, des criminels de droit commun, ma cervelle s'est enflammée !

    M'est revenue à l'esprit l'idée de la grande Europe aux racines chrétiennes, que j'avais évoquée de la sorte : ''de Prague à Barcelone ou Dortmund ou Cork : ma patrie est hérissée de clochers ! ''.   L'Ukraine a prouvé mille fois qu'elle est nôtre ! Impossible neutralité, obligation de réagir pour aider ceux qui sont du côté de la liberté et qui associent cette idée à notre monde occidental ! Ne pas le faire -outre que ce serait se renier- c'est se promettre un avenir ''à la russe'' !

    Je me suis alors demandé quel était le courage, la hardiesse de notre Europe ; je me suis alerté de sa possible impuissance à faire arrêter le massacre.                                                                      J'ai alors rêvé à la noblesse des temps anciens et imaginé un Saint Bernard prêchant une croisade non contre le sbire ukrainien mais contre celui dont il est l'homme de paille : soit contre le nouveau tsar, celui qui manipule en coulisses, un ancien du KGB qui continue à voler sa liberté au peuple russe, dans le sillage des totalitarismes communistes ; celui qui craint les démocraties et voudrait, dans une durable ambiance de Guerre Froide, reconstituer l'empire d'URSS. Bloc contre bloc, l'affrontement est la façon de voir et de ''penser'' de tous les totalitarismes durs.

    La suite fut causée par l'inconséquence des médias à vouloir tout dire : Rebond des informations qui, sautant du coq à l'âne, semblent tout soudain oublier le théâtre des violences ukrainiennes pour évoquer les médailles olympiques tombées dans l'escarcelle française. Saint Bernard ne connaissait pas la schizophrénie !                                                                                                            Pour moi, ce fut un regain immédiat de tension intérieure, à la pensée de l'utilisation que cet homme, le ''tsar'', fait du spectacle médiatique ; indignation relayée par l'appel de tel intellectuel à boycotter les JO.                                                                                                                             Quand cette question en moi-même est venue oblitérer tout raisonnement : faut-il continuer à récolter des médailles sanguinolentes sous un soleil trompeur ?

      

    ... Tout ceci laissa-t-il votre serviteur au bord du jackpot neurologique ? Il s'en fut de peu; mais non, ces pensées étaient de brûlante empathie à l'égard de l'Ukraine. Et la figure de Saint Bernard une sorte de métaphore exaltant le principe d'une vigoureuse réaction à cette situation tragique.

    A cette heure le décompte des blessés et tués s'aggrave ; les moyens de la diplomatie s'avèrent bien limités car Ianoukovitch -homme brutal, sans compromis, sans nuances- s'il prend des engagements n'est en rien crédible.

      

    ''soleil trompeur'' (film) : un chef-d'oeuvre

    SAINT BERNARD CONTRE LE TSAR CYNIQUE

     http://fr.wikipedia.org/wiki/Soleil_trompeur


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