Textes et peintures de J.F. Monnet
Par jeffpm
L'Œil Solaire (ou La Vision) - aquarelle et crayon - jf Monnet, octobre 2020.
Voir, simplement voir. Les perles de rosée sur la mousse au matin. La vapeur se levant des herbes quand la matinée commence à éprouver le soleil de l'été. Le point vivant d'un animal aperçu de loin dans un pré. Le contre-jour aveuglant des rayons de soleil filtrant en plein été au travers du feuillage épais et sombre d'un arbre au pied duquel nous nous sommes assis.
Notre œil est fait pour ces impressions lumineuses douces, nuancées ou au contraire tranchées et violentes par leur contraste, qui sont celles qu'offre le spectacle du quotidien ; il résulte d'une longue adaptation, la nature ayant fignolé ses mécanismes optiques pendant des milliers d'années.
Cet organe si précieux et si familier de la lumière du jour est un un consanguin du soleil. Il est en union avec son rayonnement qui certes l'éblouit, mais lui rend familier toute chose qui existe justement ''sous le soleil''...
C'est un être à part entière, tyran des peintres, conseiller visionnaire des mystiques, toujours à choyer.
L'Œil Solaire
(La Vision)
Parce que je le désire
Je suis dos caressé,
.
Epaule, sentinelle relevée
Dans la grotte des nuits
.
Lèvres attentives à la main,
Comme ciel sous un soleil
Lavé de crépuscule
.
Aurait-il suffisamment bu
La clarté du jour ?
.
Notre œil épouse toute forme,
Aimant comme d'une nécessité
Cette épaisse pénombre
.
Astre aveuglé, luisant
Parmi drapés et tentures
.
Comme l'éclat retenu
De l'âtre méridien
Arbre automnal logé dans l'Œil Solaire - Photo montage à partir de deux dessins
jf Monnet le 31/10/20
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